Incendies en Gironde : adapter l'organisation du travail pour protéger les personnes et prévenir les départs de feu, dans le respect des directives préfectorales
Mis à jour le 30/07/2026
En période d'incendies, les activités agricoles peuvent être confrontées à des situations exceptionnelles. La situation actuellement observée en Gironde en est une illustration. Proximité d'un foyer d'incendie, exposition aux fumées, épisodes de chaleur intense ou risque de départ de feu lors de certains travaux nécessitent d'adapter l'organisation du travail afin de protéger les salariés, les exploitants agricoles et l'ensemble des personnes intervenant sur l'exploitation. Consacrer un temps à l'évaluation de la situation avant le démarrage d'un chantier permet d'adapter les mesures de prévention aux conditions réelles de travail. Il est également essentiel, avant toute intervention, de respecter les directives préfectorales en vigueur relatives aux incendies en cours.
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Adapter l'organisation du travail pour protéger les personnes
- Prévenir les départs de feu liés aux travaux
- Anticiper, évaluer, adapter
- En pratique : avant de partir sur un chantier
Adapter l'organisation du travail pour protéger les personnes
Avant de démarrer les travaux, prenez quelques minutes pour vous informer de la situation locale auprès des autorités compétentes :
- Préfecture de la Gironde (restrictions, évacuations, accès aux massifs forestiers)
- Météo-France (vigilance météorologique et épisodes de chaleur intense)
- Atmo Nouvelle-Aquitaine (qualité de l'air et suivi des fumées)
- Chambre d’agriculture de Gironde (quelles activités agricoles sont autorisées sur votre exploitation ?)
- Communes concernées ou SDIS lorsque des consignes locales sont diffusées.
Cette veille permet d'apprécier les conditions réelles de travail et d'anticiper les adaptations éventuellement nécessaires.
Pour les autres chantiers (jardins espaces verts, viticulture, grandes cultures…), posez-vous les questions suivantes :
- Les conditions météorologiques (vent, chaleur, sécheresse) peuvent-elles faire évoluer rapidement la situation ?
- Les accès et les voies d'évacuation sont-ils praticables ?
- Les moyens de communication sont-ils opérationnels ?
- Les travaux prévus exposent-ils les personnes à un effort physique ou à une exposition prolongée aux fumées ou à la chaleur ?
En fonction de cette analyse, adaptez l'organisation du travail pour supprimer ou réduire l’exposition :
- reportez ou déplacez les travaux non urgents
- adaptez les horaires de travail et privilégiez les horaires les plus frais de la journée
- limitez les efforts physiques lors des épisodes de chaleur intense ou lorsque les fumées sont présentes
- augmentez la fréquence des pauses et mettez de l'eau potable fraîche à disposition à proximité des postes de travail
- évitez le travail isolé
- rappelez les consignes d'alerte et les modalités d'évacuation à l'ensemble des personnes présentes
- portez une attention particulière aux personnes les plus vulnérables (état de santé, âge, traitement médical, grossesse…), qui peuvent être davantage affectées par les fumées ou les épisodes de chaleur intense.
Lorsque cette exposition ne peut être totalement évitée, le port d'un appareil de protection respiratoire filtrant (de type FFP2 ou FFP3) peut être envisagé, après analyse de chaque situation de travail, comme mesure complémentaire de protection contre les particules. Il ne protège pas contre l'ensemble des gaz présents dans les fumées et ne doit jamais conduire à maintenir une activité physique.
Toute personne présentant une gêne respiratoire, des vertiges, des maux de tête, des douleurs thoraciques, une confusion ou un malaise doit interrompre son activité, et bénéficier, si nécessaire, d'une prise en charge par les services de secours.
Prévenir les départs de feu liés aux travaux

