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Vinifier en sécurité

Mis à jour le 03/10/2018

Après de longs mois de travaux dans la vigne, le raisin est enfin récolté et arrive au chai. C’est le début d’une nouvelle période de travail, riche en tâches et dense en préoccupations. Dans ce lieu stratégique qu’est le chai, des travailleurs interviennent avec des expériences et des savoir-faire différents. Ils peuvent être exposés à des risques divers : issus du process de fabrication, issus de la configuration des locaux, issus de la conception du matériel, issus de l’organisation du travail et des procédures mises en place. Pour valoriser au mieux le travail réalisé à la vigne, la vinification doit se dérouler dans les meilleures conditions. Cela signifie que les travaux au chai doivent être organisés de manière à anticiper un maximum d’aléas, d’incidents et d’accidents. D’où l’importance de la phase de préparation de la vinification.

Le travail en hauteur


Dès la réception de la vendange et lors des travaux de vinification, le travail en hauteur fait partie du quotidien des travailleurs : remplissage des cuves, prélèvement d’échantillons, remontage du moût, nettoyage des cheminées des cuves…
 
Dans le secteur agricole, les chutes de hauteur représentent 12,4 % des accidents du travail chez les agriculteurs et 9,4 % chez les salariés agricoles. C'est également l’une des premières causes de décès chez les agriculteurs (23 %).

Afin de maîtriser ce risque, l’employeur doit, en priorité, mettre en place des installations permanentes pour l’accès à la zone de travail et l’exécution du travail en hauteur : escaliers, passerelles, plateformes de travail sécurisées…et veiller à ce qu’il n’y ait pas d’intervention au-delà des garde-corps. En fonction de la conception des bâtiments et de l’évaluation des risques, les cheminées des cuves qui restent ouvertes doivent être sécurisées.

L’utilisation d’échelles reste fréquente, mais il ne faut pas oublier que l’échelle est un moyen d’accès et non un poste de travail. D’un point de vue pratique, l’intervention en hauteur se réalise plus facilement et plus rapidement les pieds sur une plateforme de travail plutôt que sur les barreaux d’une échelle (appui des pieds fiable, manipulation de charges ou d’objets facilitée, meilleure stabilité du corps…).

En l’absence d’installations permanentes, des équipements de travail temporaires peuvent être envisagés tels que échafaudage, plateforme individuelle, nacelle…sous réserve que le salarié utilisateur ait reçu la formation adéquate et spécifique à l’usage de cet équipement et qu’il ait été « habilité » par l’entreprise c’est à dire autorisé à réaliser les travaux selon une procédure et des moyens déterminés à l’avance.

Lorsqu’il est techniquement impossible de mettre en œuvre ces différents dispositifs, le travail en hauteur impose plusieurs contraintes à l’employeur :
  • le travailleur doit être équipé de protection individuelle contre les chutes de hauteur (harnais, système anti-chute, longe)
  • le travailleur doit être formé à l’utilisation de ces équipements de protection individuelle contre les chutes de hauteur et « habilité » par l’entreprise à intervenir
  • l’employeur doit prévoir des points d’ancrage et s’assurer qu’ils sont fiables et résistants
  • le matériel de protection individuelle (harnais, longe, mousquetons, …) doit avoir fait l’objet d’une vérification périodique.

Cette dernière peut être réalisée en externe ou en interne (dans ce cas le vérificateur doit être formé). A l’issue de la vérification, le matériel non-conforme doit être détruit.
  • le travailleur ne doit jamais intervenir seul
  • l’organisation de secours rapides doit être anticipée en cas de chute.